San Francisco 49ers Los Angeles Rams

NFL 2026 Week 1 – San Francisco soigne son entrée!

Pour le premier match de saison régulière de l’histoire de la NFL disputé en Australie, les San Francisco 49ers ont largement dominé les Los Angeles Rams (27-7), jeudi à Melbourne. Longtemps encore dans le match au tableau d’affichage, Matthew Stafford et ses partenaires ont craqué en deuxième période et laissent le succès aux hommes de Kyle Shanahan.

Il y avait le décor, grandiose. Plus de 100 000 spectateurs dans les tribunes du Melbourne Cricket Ground, deux rivaux de NFC Ouest et une première historique pour la NFL en Australie. Il y avait aussi une question: les Los Angeles Rams, arrivés beaucoup plus tard à Melbourne que leurs adversaires, allaient-ils réussir à immédiatement entrer dans leur saison ?

La réponse est arrivée assez brutalement: San Francisco était prêt. Los Angeles beaucoup moins. Les Rams avaient pourtant donné l’illusion d’une soirée bien engagée. Après l’ouverture du score d’Eddy Piñeiro, Kyren Williams trouvait l’en-but sur une course de cinq yards et permettait à Los Angeles de mener 7-3.

On ne le sait pas encore à ce moment, mais ce seront les sept seuls points de la soirée pour les Rams de Los Angeles.

Brock Purdy avance sans bruit

San Francisco n’a pas eu besoin d’un Brock Purdy spectaculaire. Seulement d’un Brock Purdy précis, patient et qui a limité son nombre d’erreur à une interception lancée dans la première partie du match. Le quarterback des 49ers termine avec 25 passes complétées sur 34, 205 yards et trois touchdowns. Surtout, il a constamment placé son attaque dans les bonnes situations.

Sa passe de touchdown de 39 yards pour Demarcus Robinson permet d’abord à San Francisco de reprendre l’avantage avant la mi-temps. Puis viennent Mike Evans et Deebo Samuel. Trois touchdowns, trois receveurs différents et une attaque qui, sans nécessairement affoler les compteurs, a progressivement étouffé Los Angeles.

Les 49ers ont surtout retrouvé l’une des recettes favorites de Kyle Shanahan: faire courir le ballon, contrôler le rythme et demander à Purdy de sanctionner l’adversaire lorsque celui-ci commence à s’adapter. Avec 174 yards au sol, San Francisco n’a jamais vraiment abandonné cette ligne directrice.

Le yard qui change tout!

Tous les amoureux de football américain vous le diront: ce sport est un sport qui se joue à quelques centimètres voire même parfois au millimètre. Quelques centimètres, c’est ce qu’il a manqué aux Los Angeles Rams pour faire potentiellement basculer la rencontre en leur faveur.

Menés 17-7, les Rams avancent jusqu’aux portes de la end zone adverse. Une quatrième tentative, un yard à parcourir. Le touchdown aurait totalement relancé la rencontre. Matthew Stafford tente d’y aller seul mais Los Angeles échoue.

À cet instant, les Rams peuvent encore espérer que leur défense leur rende rapidement le ballon. San Francisco choisit une option légèrement différente: parcourir 99 yards et tuer le match. Purdy orchestre l’une des séquences les plus importantes de la soirée. Le drive de 11 jeux se termine dans l’en but des jaunes et bleus avec Deebo Samuel à la conclusion et fait passer le score à 24-7.

En l’espace de deux possessions, Los Angeles est passé d’un possible 17-14 à trois possession de retard.

Les stars des Los Angeles Rams sans réponses

Les Los Angeles Rams n’avancent pas cachés dans cette saison NFL 2026. Avec un recrutement XXL et des ambitions affichées, les hommes de Sean McVay ont endossé le costume de favori. Un costume qui semblait bien trop grand ce jeudi soir.

Matthew Stafford, MVP en titre, a été limité à 155 yards à la passe. Los Angeles n’a produit que 290 yards offensifs et, surtout, n’a plus marqué le moindre point après le touchdown de Williams.

L’autre interrogation venait d’une défense considérablement renforcée pendant l’intersaison. Myles Garrett, attraction majeure de cette nouvelle version des Rams, a terminé son premier match sous ses nouvelles couleurs sans enregistrer de plaquage.

L’absence d’Aaron Donald, resté à Los Angeles, n’a évidemment rien arrangé face à une attaque des Niners capable d’accumuler les yards au sol et de conserver la possession.

Restera enfin l’inévitable débat sur la préparation. Les 49ers avaient choisi d’arriver en Australie une semaine avant le match. Les Rams, eux, seulement une trentaine d’heures avant le coup d’envoi. Sean McVay a refusé d’en faire une excuse. Et c’est probablement mieux ainsi. Le décalage horaire peut expliquer les yeux rouges. Un 24-0 encaissé après avoir mené 7-3, beaucoup moins.

Pour San Francisco, cette victoire dépasse donc largement le caractère historique de cette soirée australienne. Face à une équipe des Rams construite pour jouer le Super Bowl, les 49ers viennent de rappeler dès la première semaine qu’ils n’avaient aucune intention de laisser la NFC Ouest aux mains des angelinos.

Pour Los Angeles, il ne s’agit encore que d’un match. Mais pour une équipe aux ambitions aussi élevées, c’est déjà un sérieux avertissement.

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