Seattle Seahawks

NFL 2026 Week 1 – Seattle fait encore plier les Patriots (13-10)

Sept mois après avoir battu New England au Super Bowl LX, Seattle a de nouveau trouvé le moyen de faire plier les Patriots. Cette fois, pas de démonstration : les Seahawks ont dû survivre à la blessure de Sam Darnold, à trois quarts-temps offensivement poussifs et à près de 100 yards de pénalités avant de s’imposer 13-10 au Lumen Field. Une soirée qui devait célébrer le titre 2025 s’est finalement transformée en nouvelle démonstration de caractère de la défense de Mike Macdonald.

Seattle perd son quarterback titulaire

Le scénario avait pourtant rapidement pris une tournure inquiétante pour Seattle. Touché à la hanche après un sack de Dre’Mont Jones dès la première série offensive, Darnold n’a lancé que deux passes dont une complétée pour 13 yards avant de céder sa place à Drew Lock.

Avec le quarterback remplaçant aux commandes, l’attaque des champions en titre a longtemps tourné au ralenti. New England en a profité sans jamais réellement écraser son adversaire.

Drake Maye a d’abord joué avec patience face aux couvertures de Seattle. Une longue série de 77 yards a permis au quarterback des Patriots de trouver le rookie Eli Raridon pour un touchdown de 2 yards et le premier TD de la saison NFL.

Andy Borregales a ensuite porté l’avance à 10-0 sur un field goal de 50 yards au début du troisième quart-temps. À cet instant, New England contrôlait davantage le ballon et Seattle semblait toujours chercher l’interrupteur de son attaque.

Trois interceptions qui changent tout

Il faudra attendre le troisième quart-temps pour voir le kicker de Seattle, Jason Myers débloqué les Seahawks avec un field goal de 30 yards. Mais le véritable basculement est venu de l’autre côté du ballon.

Jusqu’au quatrième quart-temps, Maye avait complété 17 de ses 22 passes pour 127 yards et un touchdown. Puis le quarterback a changé de registre et la défense de Seattle l’a puni à chaque tentative de forcer le jeu.

Sur une passe profonde destinée à Romeo Doubs, Rodney Thomas a dévié le ballon et Nehemiah Pritchett a signé la première des trois interceptions du dernier quart.

JSN allume le Lumen Field

Drew Lock ne laisse pas passer cette chance. Quelques jeux après l’interception, il trouv Jaxon Smith-Njigba sur une passe courte transformée par le receveur en touchdown de 45 yards, égalisant à 10-10.

JSN aura été le moteur d’une attaque privée de son quarterback titulaire: 8 réceptions, 122 yards et un touchdown. Lock, lui, a terminé avec un très propre 16/22, 187 yards, un touchdown et aucune interception, pour un rating de 113,3.

Maye a ensuite récidivé. Une passe tardive et mal placée a terminé dans les mains de Julian Love, offrant à Seattle une position de terrain idéale. Les Seahawks n’ont pas trouvé la end zone, mais Myers a converti un field goal de 26 yards à 5:50 de la fin pour donner pour la première fois l’avantage aux locaux, 13-10.

Josh Jobe ferme la boutique

New England a pourtant eu une dernière chance. Maye a conduit son attaque jusqu’à la red zone de Seattle et pouvait encore arracher la prolongation.

Mais à 21 secondes de la fin, sa tentative vers la end zone a été interceptée par Josh Jobe, auteur d’une superbe réception près de la ligne. Troisième interception du quart-temps, rideau.

Maye termine à 23/33, 178 yards, un touchdown et trois interceptions, pour un rating de 54,9. Après la rencontre, il reconnaîtra avoir perdu patience et forcé des décisions qui ont coûté le match aux Patriots.

Seattle gagne sans avoir dominé

tatistiquement, Seattle n’a pourtant pas surclassé New England: 285 yards contre 277, seulement 13 first downs contre 19, et surtout 10 pénalités pour 98 yards.

Le rookie Jadarian Price a néanmoins apporté 52 yards en 10 courses, tandis que Rhamondre Stevenson a été limité à 51 yards sur 18 tentatives. New England devra également surveiller la santé d’A.J. Brown, sorti sur blessure à la cheville après trois réceptions pour 26 yards.

Seattle démarre donc sa défense du titre à 1-0, mais retiendra surtout une évidence déjà aperçue lors du dernier Super Bowl: même lorsque son attaque cafouille, cette défense possède suffisamment de talent et de discipline pour faire basculer un match.

New England, de son côté, repart de Seattle avec le sentiment d’avoir laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras. Et face aux Seahawks, il est interdit de se relâcher avant la fin complète de la rencontre.

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