Il aurait pu être le match du sursaut. Il aura finalement été celui d’une nouvelle désillusion, plus brutale encore que les précédentes. Dimanche, les Paris Lights ont vécu un après-midi cauchemardesque face au Rhein Fire, vainqueur 62-6 au Vélodrome Jacques-Anquetil. Déjà largement battus 35-0 lors du match aller, les Parisiens n’ont cette fois jamais trouvé les armes pour enrayer la machine allemande.
Le Fire impose immédiatement sa loi
Il n’aura fallu que quelques minutes pour comprendre la tournure que pouvait prendre la rencontre. Face à une défense parisienne incapable de ralentir le jeu au sol adverse, Jonathan Scott s’est chargé d’allumer les premières mèches. Deux courses de 19 puis 17 yards ont permis au Rhein Fire de prendre rapidement quatorze points d’avance.
Paris, de son côté, peinait à installer son attaque. Pour sa première apparition sous les couleurs des Lights, Dequan Finn devait composer avec une pression constante et une escouade offensive incapable de trouver de la continuité. Pourtant, au début du deuxième quart-temps, les Lights ont enfin entrevu une éclaircie.
Au terme d’une série de 63 yards, la meilleure de leur rencontre, Armand Soulerot trouvait la end zone sur une course de deux yards. À 14-6, Paris pouvait encore croire à un improbable retour. L’espoir n’aura duré que quelques instants.
Une avalanche avant la pause
Car le Rhein Fire a immédiatement repris sa marche en avant. Kaylon Geiger, sur une course de 18 yards, puis Jonathan Scott, pour son troisième touchdown de l’après-midi, ont rapidement creusé un nouvel écart. Mais c’est surtout la manière dont Paris s’est ensuite effondré qui a transformé une rencontre mal engagée en véritable correction.
Un fumble parisien remonté sur 42 yards par Nazir Streater a définitivement fait basculer la partie. Quelques minutes plus tard, Kenji Bahar trouvait Harlan Kwofie pour porter le score à 41-6 à la pause. En l’espace d’un seul quart-temps, le Fire venait d’inscrire 27 points.
La deuxième mi-temps n’a malheureusement offert aucun répit aux Lights. Dès la reprise, Lino Schroeter interceptait Marouane Dardour avant de remonter le ballon sur 39 yards jusque dans la end zone. Un symbole cruel d’une rencontre où chaque erreur parisienne semblait immédiatement se transformer en points.
Tom Wolf, entré à la place de Kenji Bahar laissé au repos après la pause, ajoutait ensuite un touchdown de 37 yards à destination de Joshua Scott, avant que Giacomo De Pauli ne clôture la marque dans le dernier quart-temps. 62-6.
Paris doit maintenant se relever
Au-delà de l’ampleur du score, c’est le sentiment d’impuissance laissé par les Lights qui interpelle. Après avoir montré quelques signes encourageants offensivement au cours de leur unique série victorieuse, les Parisiens ont progressivement disparu de la rencontre. Punts, pertes de balle et séries offensives stériles se sont accumulés face à un Rhein Fire supérieur dans tous les secteurs.
Pour les Paris Lights, cette lourde défaite vient surtout confirmer une dynamique devenue particulièrement inquiétante. Face à l’une des formations les plus solides de la compétition, les Lights ont mesuré tout le chemin qui les sépare encore des meilleures équipes.
Le Rhein Fire était venu à Paris pour entretenir l’incendie. Il est reparti en laissant derrière lui des Lights réduits en cendres.

