Après plusieurs semaines compliquées, les Paris Lights ont retrouvé des couleurs en allant s’imposer sur la pelouse des Firenze Red Lions (45-26). Dans une rencontre longtemps disputée, les Franciliens ont su faire parler leur puissance offensive avant de porter l’estocade dans un dernier quart-temps parfaitement maîtrisé.
Une réponse immédiate après un début de match accroché
Les Paris Lights avaient besoin d’un déclic. Battus sèchement lors de leurs dernières sorties, les hommes de la capitale se rendaient à Florence avec l’obligation de retrouver de la confiance. Pourtant, le début de rencontre ne laissait rien présager de facile. Profitant d’une entame parfaitement négociée, les Red Lions frappaient les premiers grâce à une connexion entre leur nouveau quarterback Eystin Salum et Woo Governor pour ouvrir le score.
Loin de se laisser gagner par le doute, Paris réagissait immédiatement. Evan Hillock, de plus en plus à l’aise au fil des semaines, trouvait rapidement Seth Robertson dans la end zone pour remettre les deux équipes à égalité. Quelques minutes plus tard, le même duo faisait encore mouche sur une passe de six yards, permettant aux visiteurs de prendre les commandes d’un premier quart-temps rythmé.
Florence refusait toutefois de céder. Salum continuait de distribuer le jeu avec efficacité et ramenait les siens à un point grâce à une passe de touchdown vers Matteo Mozzanica, l’extra point manqué empêchant les Italiens de revenir complètement à hauteur. Paris répondait immédiatement avec l’action offensive de la première période: Alexandre Agnimel échappait à la couverture défensive pour capter une bombe de 61 yards signée Hillock. Malgré un point supplémentaire contré, les Lights regagnaient les vestiaires avec une avance de sept longueurs (20-13), un avantage encore fragile au regard de la physionomie du match.
Hillock orchestre, la défense achève le travail
Le troisième quart-temps allait progressivement faire basculer la rencontre. Sans produire un festival offensif, la défense parisienne haussait nettement son niveau, multipliant les stops et empêchant Florence de capitaliser sur ses possessions. Dans le même temps, Hillock poursuivait son excellent travail à la distribution en trouvant Florian Larose pour un nouveau touchdown qui creusait un premier véritable écart.
Les Red Lions continuaient de se battre, mais leurs séries offensives perdaient en efficacité face à une défense parisienne beaucoup plus agressive. Lorsque le dernier quart débuta, les visiteurs semblaient avoir pris l’ascendant psychologique.
Il ne leur restait plus qu’à l’assumer.
Un dernier quart-temps à sens unique
C’est finalement dans les quinze dernières minutes que les Lights firent définitivement plier leurs adversaires. Armand Soulerot, précieux tout au long de la rencontre, conclut d’abord un drive méthodique par une course de neuf yards avant de récidiver quelques instants plus tard avec une spectaculaire échappée de 45 yards qui assomma presque définitivement Florence.
Entre-temps, les Red Lions avaient pourtant entretenu l’espoir grâce à une course de leur quarterback Eystin Salum, toujours aussi combatif malgré la pression constante de la défense parisienne. Mais ce sursaut fut rapidement éteint par le tournant du match. En tentant de relancer son équipe, Salum lança une passe interceptée par Averdie Mizius, qui remonta 46 yards jusqu’à la end zone. Ce touchdown défensif porta le score à 45-20 et mit un terme définitif au suspense.
Florence sauva l’honneur en fin de rencontre grâce à une dernière connexion entre Salum et Mali Harris-Strayhorn, mais l’essentiel était déjà acquis pour les visiteurs.
Avec 45 points inscrits, quatre touchdowns à la passe d’Evan Hillock et une attaque capable de frapper aussi bien dans le jeu aérien qu’au sol, les Paris Lights ont signé leur prestation offensive la plus aboutie depuis plusieurs semaines. Plus encourageant encore, la défense a su serrer les rangs après une première mi-temps équilibrée avant de provoquer l’action décisive qui a définitivement fait basculer la rencontre. Mais il ne faut pas oublier que ce sursaut à eu lieu contre Florence, pire équipe de toute l’AFLE en cette saison 2026.
Au-delà du succès, cette victoire pourrait bien représenter un tournant psychologique pour une formation parisienne qui avait besoin de retrouver des certitudes. À Florence, les Lights ont enfin rallumé la lumière. Reste maintenant à laisser le courant branché la semaine prochaine lors d’un périlleux déplacement à Londres.

