Il y a des matches de septembre qui ressemblent déjà à de petits tournants. Celui qui opposera Green Bay à Atlanta, dans la nuit de jeudi à vendredi dans le mythique Lambeau Field, appartient à cette catégorie. Pas parce que la saison se jouera en Week 3, évidemment. Mais parce que les Packers (1-1) ont besoin de donner de la consistance à un début d’exercice encore hésitant, tandis que les Falcons (0-2) arrivent dans le Wisconsin avec une urgence autrement plus palpable.
Green Bay, gagner sans encore convaincre
Le bilan des Packers pourrait presque masquer leurs difficultés. Battu à Minnesota pour commencer la saison, Green Bay a réagi dimanche chez les Jets (20-17 après prolongation). Mais cette première victoire fut davantage une démonstration de caractère qu’une démonstration de force.
L’attaque de Matt LaFleur n’a produit que 199 yards, dont 145 à la passe pour Jordan Love. Le quarterback a certes lancé deux touchdowns sans interception (16/29), mais Green Bay a longtemps peiné à avancer et terminé avec seulement 54 yards au sol. Surtout, les Packers ont commis 14 pénalités pour 133 yards, un poids considérable dans un match qu’ils ont dû arracher en prolongation.
Le problème se double désormais d’une cascade de blessures. Le receveur Jayden Reed, le guard Aaron Banks et le tackle Zach Bako-Bewele sont forfaits jeudi, ce dernier ayant subi une rupture du tendon rotulien qui met fin à sa saison. Micah Parsons, lui, poursuit sa récupération après sa rupture du ligament croisé antérieur et n’a toujours pas joué en 2026.
Dans ces conditions, la mission de Love sera autant de faire progresser son attaque que de survivre aux circonstances. Et de continuer à coller au wagon de tête emmené par les Minnesota Vikings.
Penix, le retour que tout Atlanta attend
À Atlanta, le changement est encore plus spectaculaire. Les Falcons n’ont inscrit que 16 points en deux rencontres: défaite 20-13 à Pittsburgh puis naufrage 34-3 à domicile contre Carolina. Ils n’ont même pas encore joué un snap dans la red zone adverse cette saison.
La réponse d’Atlanta porte un nom: Michael Penix Jr.
Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche le 16 novembre 2025, le quarterback de 26 ans effectuera à Green Bay son premier départ depuis sa blessure. Cooper Rush, titulaire lors des deux premières journées, n’a complété que 56,4 % de ses passes et a déjà lancé quatre interceptions. Face aux Panthers, ses difficultés avaient même poussé le staff à envoyer le rookie Jack Strand sur le terrain.
Penix ne résoudra évidemment pas tout en une soirée. Mais son retour peut modifier la géométrie de cette attaque. Avec Bijan Robinson dans le backfield, Atlanta dispose au moins d’une pièce capable de contraindre Green Bay à respecter le jeu au sol et d’offrir à son quarterback des situations plus confortables. Pour les Packers, contenir Robinson constitue d’ailleurs l’une des clés affichées de la rencontre.
Deux équipes, deux formes de pression
Voilà finalement tout l’intérêt de cette affiche. Atlanta cherche une étincelle après deux semaines particulièrement inquiétantes. Green Bay cherche plutôt de la continuité après avoir sauvé l’essentiel à New York.
Sur une semaine courte, avec une ligne offensive diminuée et une attaque qui cherche encore son rythme, les Packers n’abordent pas leur première de cette saison au sein de leur antre dans un confort absolu. En face, les Falcons joueront avec un quarterback qui n’a plus disputé de match depuis dix mois.
Jeudi soir, Green Bay voudra confirmer son rebond. Atlanta, lui, espère tout simplement commencer sa saison.

