Chicago Bears Philadelphie Eagles

NFL Week 3 – Bears / Eagles (27-07): Keenum glace Philadelphie

Il devait simplement tenir la maison en attendant le retour de Caleb Williams. Case Keenum a finalement passé sa soirée à la redécorer. À 38 ans, pour son premier match de saison régulière depuis décembre 2023, le troisième quarterback des Bears a offert à Chicago une victoire aussi nette qu’inattendue face à Philadelphie (27-7), lundi soir au Soldier Field. Une démonstration qui propulse les Bears à 2-1 et laisse les Eagles au même bilan, mais avec beaucoup plus de questions dans leurs bagages.

Keenum donne immédiatement le ton

Privé de Caleb Williams, touché aux ischio-jambiers lors de la défaite de la semaine dernière, Chicago pouvait craindre une soirée à survivre. Il n’en fut rien. Dès la première possession, Keenum a dirigé une série de 66 yards conclue par une passe de touchdown de 8 yards pour Luther Burden III.

Philadelphie, de son coté, a rapidement commencé à gaspiller. Après un fumble de Tank Bigsby, Chicago n’en profite pas et rend le ballon. Les Eagles remontent alors 95 yards et semblent enfin prêts à répondre. Mais Jalen Hurts doit momentanément quitter le terrain pour être évalué après un choc et son remplaçant Andy Dalton est intercepté par Dillon Thieneman dans la end zone. Une occasion immense vient de disparaître.

Cairo Santos ajoute un field goal et les Bears prennent dix points d’avance. Philadelphie trouve néanmoins une respiration juste avant la pause. Revenu sur le terrain, Hurts conduit une série de 67 yards en moins de deux minutes et inscrit, dans les dernières secondes, un touchdown d’un yard au sol. À 10-7, tout reste encore ouvert.

Philadelphie disparaît après la pause

Le problème, c’est que les Eagles ne reviennent jamais vraiment des vestiaires.

Leurs trois premières possessions du troisième quart-temps se terminent par trois punts. Neuf jeux, sept petits yards gagnés. Pendant ce temps, Keenum continue de jouer avec le calme d’un homme pour lequel le temps semble s’être arrêté. Il trouve notamment Kalif Raymond pour un touchdown de 41 yards et Chicago prend définitivement le contrôle.

Lorsque Philadelphie tente enfin de réagir, Hurts est intercepté par T.J. Edwards sur une quatrième tentative. Puis les Bears étouffent le match: une série interminable de 13 jeux et 58 yards, consommant plus de 8 minutes, achevée par Keenum lui-même sur un quarterback sneak d’un yard. 27-7. Rideau.

Keenum termine avec 24 passes complétées sur 34, 247 yards, deux touchdowns, aucune interception et un touchdown au sol. D’Andre Swift ajoute 84 yards en 20 courses et Raymond capte six ballons pour 90 yards. Chicago termine surtout avec 375 yards offensifs et garde le ballon pendant 36’53.

Les premiers vrais doutes à Philadelphie

Pour les Eagles, le score fait mal. La manière davantage encore. L’attaque termine avec seulement 248 yards, trois ballons perdus et un taux de conversion de 22 % sur troisième tentative. Hurts (16/25, 153 yards, une interception) n’a jamais trouvé de rythme durable. Même Saquon Barkley, pourtant auteur de 73 yards au sol avant la pause, est pratiquement effacé ensuite: neuf yards en quatre courses en seconde période.

Et puis il y a ces dix pénalités, ces possessions avortées et cette défense incapable de déstabiliser un quarterback qui n’avait plus joué depuis près de trois ans.

Philadelphie avait remporté ses deux premiers matches de la saison avec seulement six points d’écart cumulés. Cette fois, aucune fin de match n’est venue masquer les imperfections. À Soldier Field, les Eagles n’ont pas simplement perdu leur invincibilité. Ils ont surtout laissé apparaître, brutalement, les fragilités que leurs deux premières victoires avaient encore réussi à dissimuler.

Défiler vers le haut